Un mot sur le cimetière Montparnasse


A l’emplacement du cimetière Montparnasse, étaient jadis établies trois anciennes fermes. Au 17e siècle, ce terrain devint la nécropole privée des religieux de Saint-Jean-de-Dieu, plus connus sous le nom de “Frères de la Charité”. Et il en fut ainsi jusqu’à la Révolution. On dit que les séminaristes de la maison des jésuites de Vaugirard venait s’y reposer autour d’un moulin à farine dont il subsiste encore une tour, classée monument historique, le 2 novembre 1931. Au début du 19e siècle, le préfet de la Seine, Nicolas Frochot, fit acheter le terrain pour y édifier un nouveau cimetière, à cette époque situé à l’extérieur des murs de la ville. La première inhumation eut lieu le 25 juillet 1824. Dès l’année suivante et jusqu’en 1883, le cimetière comprenait un “champ de navets”, entendez, dans le langage du bagne, une fosse commune où l’on enterrait les cadavres des condamnés à mort. Agrandie en 1847, la surface de la nécropole fut diminuée en 1891 suite à l’élargissement de la rue Froidevaux et le percement de plusieurs rues adjacentes. Situé au sud de Paris, le cimetière Montparnasse apparaît aujourd’hui, avec ses 19 hectares et ses 35.000 concessions, comme le second cimetière de la ville. Il apparaît également comme un important espace vert planté de 1.200 arbres. Parmi les personnalités enterrées au cimetière Montparnasse on compte notamment Charles Baudelaire, Emil Cioran, Guy de Maupassant, Alfred Dreyfus, Camille Saint-Saëns, Gérard Oury, Philippe Noiret. Le nom de Montparnasse rappelle, bien évidemment, celui du Mont Parnasse, montagne grecque qui surplombe Delphes. Ce n’est pas un hasard : avant 1725, un amas de gravats formait une colline artificielle sur l’actuel carrefour entre le boulevard Montparnasse et le boulevard Raspail que, par dérision, les étudiants du quartier latin avaient nommé le Mont Parnasse.


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